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  • Hélène Frébault

LES SCENARIOS AMOUREUX - N°4 : "Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e)"


Voici le quatrième épisode d’une série d’articles sur ce que j’appelle les scénarios amoureux: des phrases, idées reçues ou croyances limitantes sur l’amour que j’entends souvent dans mon métier de coach de vie amoureuse. Ces scénarios sont pour moi des indices précieux car ils représentent l’histoire que nous nous racontons – ou que les autres nous racontent – et qui ne nous aident pas, voire nous empêchent d’avancer en amour.


« Mieux vaut être seul(e) que mal accompagné(e) » : ce scénario-là, proverbe ancien et ancré dans la sagesse populaire, je l’entends très souvent en atelier collectif ou en coaching individuel, mais aussi dans la vie de tous les jours.

De toute évidence, cette phrase est vraie, pour ne pas dire une lapalissade : bien sûr, vous êtes bien mieux seul(e) que dans une relation amoureuse avec une personne qui ne vous convient pas, que vous n’aimez pas ou plus, qui ne vous aime pas ou mal, qui ne vous respecte pas et/ou qui vous rend malheureux(se), voire qui est dangereux(se) pour vous.


Cette affirmation peut même dans certaines situations devenir une croyance salvatrice, notamment quand il s’agit pour vous de trouver le courage de mettre fin à une relation qui ne vous rend pas heureux(se). Elle vous protège encore quand elle vous permet de prendre le temps de vous recentrer sur vous-même, de vous retrouver, et de recréer votre zone de confort dans un célibat réparateur. Non, être célibataire n’est pas forcément un problème. De même qu’être en couple n’est ni une obligation, ni une urgence, ni une finalité en soi, encore moins un gage de bonheur.


Mais pourquoi adopter une phrase aussi négative comme mantra pour sa vie amoureuse ? Le ton sur lequel elle est énoncée est aussi significatif. Si elle est dite avec assurance, ou sur la défensive, je comprends qu’elle est brandie comme autojustification d’indépendance et de discernement. Si elle est prononcée d’un ton résigné, je comprends qu’elle sert de consolation pour ne pas céder à la désolation. Autrement dit : cette phrase est plus révélatrice de vos mauvaises expériences et de vos peurs que de vos bonnes résolutions en amour.


Alors oui, vous pouvez être heureux(se) seul(e), avoir une vie épanouissante et être bien entouré(e) par vos proches. Dans certaines périodes de votre vie, c’est même la meilleure option, ne serait-ce que pour vous réaliser, jouir de votre indépendance, comprendre que chacun est responsable de son propre bonheur et qu’il ne faut pas attendre après quelqu’un d’autre pour le créer.


Mais si j’ai choisi ce métier, c’est parce que je crois profondément que nous sommes des êtres de lien, et que partager une relation privilégiée, intime, épanouissante avec un autre être humain fait partie de nos besoins fondamentaux. Qu’une belle relation, si elle ne doit pas être le seul fondement de votre bonheur, peut grandement y contribuer et l’amplifier. Qu’y renoncer à long terme, c’est vous couper de ce besoin et vous priver d’une de nos plus belles sources d’épanouissement et d’émotions positives, et aussi priver une autre personne de cette belle relation qu’elle pourrait construire avec vous.


Pour moi, le célibat n’est pas destiné à devenir une vocation. D’abord parce que c’est se fermer d’emblée à l’imprévisible, à la surprise, à l’inattendu de la vie et de l’amour. Surtout si vous faites ce choix par dépit ou par peur en restant sur vos déconvenues passées. C’est donner vraiment trop de pouvoir à vos blessures et à ceux ou celles qui vous les ont infligées. Or, ils (elles) n’ont que le pouvoir que vous voulez bien leur donner.


Imaginons que vous vous brûliez la main, décideriez-vous de vous amputer du bras pour être bien certain(e) de ne plus jamais avoir mal ? Non bien sûr, vous prendriez le temps de vous soigner et de cicatriser, puis vous retrouveriez l’usage de votre main, en faisant votre possible pour ne pas vous brûler à nouveau. Les blessures amoureuses cicatrisent et se surmontent aussi, tout comme la peur du risque.


Posez-vous cette question : si vous pouviez être sûr(e) d’être bien accompagné(e), voudriez-vous toujours être seul(e) ? Je parie qu’au fond de vous, la réponse est non. Alors sachez que vous avez le choix : fermer votre porte à l’amour et vous cloîtrer dans votre zone de confort, tout en vous rendant compte que la solitude finit par vous peser, ou bien la rouvrir progressivement en tirant les leçons de vos expériences passées pour en faire votre richesse dans le présent et préparer l'avenir.


Faites-vous confiance pour ne pas refaire les mêmes erreurs - quitte à en essayer de nouvelles. C’est ce qui fera toute la différence et vous permettra d’avancer dans votre vie amoureuse. Donnez-vous le droit d’oser, d’être curieux(se), de réapprendre à aller vers l’autre, de lui faire confiance avec discernement, de bien choisir votre partenaire, de prendre votre temps et de créer la relation que vous voulez. Nous sommes en 2020, "être accompagné(e)" n’est pas nécessairement synonyme de perdre sa liberté ni son indépendance. Et il n’est jamais trop tard pour se (re)lancer !


Voilà le scénario qui vous permettra de sortir de votre zone de confort et d’avancer : vous seriez tout de même mieux bien accompagné(e) que seul(e) ! Ce que vous devez rechercher, c’est comment surmonter vos expériences et vos peurs pour oser reprendre le risque, et comment vous donner toutes les chances d’être bien accompagné(e).


Maintenant, vous pouvez AGIR !


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